( 6 septembre, 2009 )

Deux premières perdues

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Dans son étude sur les premiers films québécois, Christiane Tremblay-Daviault s’était trouvée sans doute désespérée devant cet Étienne Brûlé, car le film n’existait plus au moment de sa recherche. Elle en a miraculeusement trouvé une copie fragmentée à New York. Ce qu’elle a vu confirmait les critiques épouvantables que ce film avait reçues à l’époque : c’est apparemment profondément médiocre! Je me souviens avoir lu ces critiques et compte-rendus et les cheveux me dressaient sur la tête en tentant d’imaginer un tel film, qui, parfois, portait le titre très doux de Étienne Brûlé gibier de potence. Cette publicité, cependant, ne mentait pas : c’était le premier long-métrage de fiction québécois tourné en couleurs (il y avait eu des documetaires avant). Le deuxième film au programme est aussi presque disparu et comme son funeste voisin, il n’en reste que des petits bouts. De nouveau, c’était une première pour le ciné d’ici : Fleur de fougère était le premier dessin animé québécois (genre très rare, au Québec). Notez que pour ce second film, les enfants étaient admis au Cinéma de Paris. Eh oui! Même en ce 4 octobre 1952, les salles étaient interdites aux moins de 16 ans.

1 Commentaire à “ Deux premières perdues ” »

  1. emule dit :

    très bien ta critique ! mon opinion se rassemble un peu bcp à la tiens

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