( 10 janvier, 2010 )

Premiers films français à Trois-Rivières

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Au début des années 1930, il y avait au Québec trois modestes maisons de distribution de films français, situées à Montréal, et qui devaient se frotter au puissant monopole américain de Famous Players, contrôlant la majorité des cinémas du Québec. La seule façon de s’infiltrer pour les films français était de signer des ententes avec des salles ayant gardé leur indépendance. C’est ce qui s’est produit avec l’Impérial, où sont présentés au public de Trois-Rivières les premiers films français. Tout était à faire! Le public, entre autres, n’avait pas de référence, ne connaissait pas les comédiens. Annabella est l’une des premières actrices à s’imposer. La voici sur ce dessin très simple mais de bon goût. Les choses iront mieux quand ces trois distibuteurs auront fusionné pour devenir France-Film et que cette compagnie fera l’acquisition du Palace pour le transformer en Cinéma de Paris. Vous noterez, en bas, que l’Impérial était impliqué dans la communauté locale, collaborant avec des commerces mais aussi divers organismes.  Une publicité du 20 février 1932.

( 10 janvier, 2010 )

Prix d’admission anti-récession

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Pas de doute, si vous consultez souvent des journaux, il y a toujours des récessions. Tout le temps. Peu à dire sur cette publicité banale typique des années 1990 (et 2000). Je n’ai pas, non plus, de photo de l’Impérial de Trois-Rivières, un ensemble de trois salles situé dans un petit centre commercial de Trois-Rivières-Ouest. À l’affiche : deux pitreries américainses et un dessin animé de Disney. Nous étions le 21 décembre 1991.

( 23 décembre, 2009 )

Rien de mieux qu’un mannequin vivant.

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Un western à l’affiche de l’Impérial. Le film ne m’intéresse pas trop, sur cette publicité ; j’apprécie surtout l’encadré du bas, alors que l’Impérial prête sa scène à un commerçant local pour présenter les nouveautés vestimentaires les plus récentes, à l’aide de « mannquins vivants ». Il n’y avait pas à Trois-Rivières un cinéma autant impliqué dans la communauté que l’Impérial. Les artistes amateurs, des émissions de radio, des conférenciers, tant de choses encore pouvaient être appréciées par le public trifluvien. Date de cette publicité : 9 octobre 1926.

( 14 décembre, 2009 )

Vous êtes émo… ?

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Pas de doute : le type de Famous Players of Toronto qui a traduit cette publicité for the markett of Quebec avait assurément raté son cours de grammaire du cours primaire… Eh, coco : on dit « ému »! Pas « Émotionné » et encore moins « Émotionnez! » Quoi qu’il en soit, la clientèle de l’Impérial a sûrement eu droit à quelques vénus américaines, dont Louise Brooks, non créditée sur cette publicité. Le film n’existe plus, mais la bande annonce a survécu. Vous pouvez la voir sur You Tube. Pas ici. Nous étions le 5 mars 1926.

( 26 novembre, 2009 )

L’Impérial

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Honte sur moi ! Je n’ai pas de photo du cinéma Impérial, alors que je pourrais en trouver une assez facilement. Pas le goût de me rendre aux archives du séminaire! À la place, voici une publicité de cette salle pour féliciter le journal Le Nouvelliste pour le vingtième anniversaire de leur fondation. On y apprend que l’Impérial fut de toutes les grandes premières, comme dans le cas des films français. J’ajoute : première salle à programmer des numéros de vaudeville québécois, à beaucoup s’impliquer avec la communauté locale, première à présenter un film parlant, à imposer le film doublé en français, à avoir l’air climatisé. Cette variété très dynamique fait de l’Impérial le lieu le plus intéressant pour voir des films pendant plusieurs décennies. L’Impérial, de 800 places, a ouvert ses portes le 13 octobre 1920, propriété de Thomas Trow, qui avait déjà un ciné à Drummondville et qui en possédera beaucoup d’autres partout au Québec, sans oublier qu’il avait une fabrique d’affiches de cinéma. Malgré toutes ses activités se déroulant à l’extérieur, Trow habitait à Trois-Rivières. La salle ferme ses portes en juin 1981. Le 10 mars 1982, l’Impérial est détruit par un gigantesque incendie. Qui donc, le lendemain, pleurait cette disparition? Thomas Trow. Plus de cinq décennies à la tête d’une salle! Cette pub date du 23 novembre 1940.

( 14 novembre, 2009 )

Déclin de France-Film

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Un programme double typique de l’époque du déclin de France-Film. Les salles de cinéma se vidaient à cause de la multiplication des téléviseurs dans les foyers, la compagnie avait perdu beaucoup d’argent dans la production de films québécois que plus personne n’allait voir. Le budget pour importer des bons films français allait en descendant et l’Impérial les doublait dans ce domaine. Il restait ce qu’il fallait pour faire venir une comédie de série B de France et des films à rabais du Mexique, d’Espagne et d’Italie, comme cette Grande renonciation, une production déjà vieille de quatre années au moment où elle est programmée au Cinéma de Paris. Il fallait tout de même continuer à flatter le clergé et France-Film n’avait certes pas perdu son sens du mélodrame. Cliquez sur l’image pour l’agrandir et lire le texte, qui vaut profondément le détour. Nous étions le 23 janvier 1954.

( 11 novembre, 2009 )

Une puissance dramatique formidable

19391209.jpgJ’ai acheté mon premier magnétophone en 1986, dans le but d’enregistrer des films et de les conserver. Précisément à ce moment, la station anglaise de Radio-Canada passait, chaque soir à minuit trente, des films de la Warner brothers des années 1930 et du début des 1940. La plupart du temps, il s’agissait de films de détectives, de gangsters, de drames sociaux, mais aussi des robustes comédies. Plus que les autres firmes hollywoodiennes du temps, Warner brothers avait un style très dur, avec des films qui avaient incroyablement « de la gueule », sans oublier qu’ils étaient les seuls à utiliser un certain jargon américain qu’on n’entendait jamais ailleurs. J’ai regardé ces films des douzaines de fois, sans m’en lasser, jusqu’à ce que je récupère la plupart d’entre eux en DVD. The Roaring Twenties est un des meilleurs films de cette série, avec un James Cagney tranchant, le gangster idéal du grand écran. Le film a été présenté à l’Impérial de Trois-Rivières le 9 décembre 1939.

( 4 novembre, 2009 )

Le premier Rin-Tin-Tin

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Le nom de Rin-Tin-Tin fait tout de suite penser à un chien berger allemand populaire dans une télésérie américaine des années 1950. Sans doute qu’il existe d’autres incarnations du chien au cours des années suivantes. Peu de gens savent que le Rin-Tin-Tin d’origine aboyait… en muet au cours des années 1920 ! Heureux de vous l’apprendre : Rin-Tin-Tin était français! C’est un soldat américain qui a trouvé ce chiot en France, l’adoptant aussitôt. Le chien se montrant fort habile, l’ancien soldat présente ses tours lors de spectacles. Hollywood prend vite note. En fait, Rin-Tin-Tin a été la première vedette de la jeune firme Warner Brothers! De 1922 à 1931, le berger allemand tourne 26 films. Il est décédé en1932, à l’âge de 15 ans et a été enterré en France. Cette publicité date du 24 décembre 1925 et l’Impérial en profite pour souhaiter joyeux Noël à sa clientèle.

( 22 octobre, 2009 )

Changement de programme

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Il ne faut pas s’inquiéter du caractère anglophone de cette publicité, car j’ai trouvé le tout dans le St.Maurice Valley Chronicle, le journal anglais de Trois-Rivières et de la région. Nous sommes à la limite d’une utilisation de véritables photographies et de celle d’illustrations. Ce qu’il faut remarquer en premier lieu est le triple changement de programme à l’Impérial au cours d’une même semaine. Nous étions le 12 mars 1920.

( 3 octobre, 2009 )

Le Capitol

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Sur cette photo, ce cinéma peut paraître banal, petit. Cependant, en poussant la porte et en mettant pied dans la salle, le Capitol devenait le cinéma le plus chic de Trois-Rivières. La salle était la propriété de J.-Arthur Robert, celui qui était à l’origine du premier ciné de Trois-Rivières, le Bijou, et aussi propriétaire du Gaieté. Mais en 1928 et depuis près de dix années, Robert était dépassé par l’Imperial. Alors, il a décidé de faire beaucoup mieux que son concurrent et de s’installer tout juste devant! Grands escaliers! Balcons! Grands lustres! Décorations somptueuses! Et plus de sièges que partout ailleurs : 1 200. Point de vue cinéma, le Capitol était sous la gouverne de contrats signés avec Famous Players et, jusqu’aux années 1950, elle a été la salle la plus anglophone de la ville. Que des films hollywoodiens! L’exclusivité, entre autres, de toutes les productions de la MGM. Le Capitol ayant une superbe scène, la salle devient le rendez-vous culturel de la population. Spectacles internationaux, ballets, opéra, théâtre, orchestres classiques, mais aussi de légendaires vedettes françaises comme Édith Piaf, Charles Trenet, André Claveau, sans oublier le spectacle de Bourvil! En 1966, la famille Robert vend le Capitol à United Amusements et en 1979, le cinéma ferme et devient la salle de spectacles J-Antonio Thompson, propriété de la ville de Trois-Rivières. Les rénovations du temps révèlent des décorations d’origine. C’est superbe à voir! Le Capitol avait ouvert ses portes le 7 avril 1928.

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